Les 22 pièces justificatives
rappel : tous les documents sont de la main de Henry Nicolas Latoison, recopiés a priori intégralement et certifiés conformes aux originaux, qu’il affirme détenir.
n°1 - un certificat de résidence au 15 janvier 1793, à Nantes, valable trois mois à compter du jour de l’enregistrement.
Délivré par la commune de Nantes, section St Pierre, par délibération du conseil général (municipal), au vu de l’attestation de huit témoins (1) nommément cités, demeurant section St Pierre, lieu du domicile de Latoison, « détenu au château de cette ville depuis les derniers jours de novembre dernier, comme soupçonné d’émigration ».
Suit un signalement de l’individu : « âgé de 45 ans environ, taille de 5 pieds 4 pouces (1 m 62), visage plein, nez gros et long, yeux roux, barbe et sourcils châtain gris ».
Le certificat précise que le citoyen Latoison réside dans cette ville, maison Douillard, sans interruption depuis les premiers jours de juillet jusqu’à ce jour. Il est donné en sa présence et celle des 8 témoins qui ne sont ni ses parents, alliés, fermiers, domestiques, créanciers, débiteurs, ou agents.
Les 8 témoins, et 10 officiers municipaux ou notables nommément cités (2), signent le document.
Le maire, les officiers municipaux et les membres du conseil (municipal) en outre certifient, le 1 er février suivant que le certificat « a été publié et affiché dans le chef-lieu de la section de St Pierre et dans l’étendue de la commune de Nantes, pendant 15 jours consécutifs aux termes de la loi ». Les signataires sont à nouveau nommément cités (ce sont les mêmes a priori que les officiers municipaux cités précédemment)
Le président et les membres du directoire du district, apposent leur visa le 4 février, ainsi que le département (3)
N° 2 - un passeport du 7 février 1793,
délivré par la municipalité de Nantes. (4)
« Laissez passer le citoyen Henry Nicolas Latoison, natif de Port au Prince, pour aller à Paris et autres lieux de la république française ».
Suit un signalement légèrement différent du certificat de résidence, complété par « bouche grande, menton rond, front bas ». Il n’est signé que de deux officiers municipaux (Barre et Colas fils) et un secrétaire.
Au dos du passeport, se trouve le visa des communes traversées. :
- 18 février, section des Thuileries à Paris, (signé par un secrétaire et un commissaire de police),
- 6 mars, mairie de Lille, bon pour le retour à Paris, une seule signature,
- 11 mars, Paris à nouveau mais la section de la butte des moulins (signé par un commissaire) pour retourner à Nantes,
- 17 mars, mairie d’Angers, avec trois signatures
- 24 mars, mairie d’Ingrandes, où le « dénommé a séjourné par rapport aux troubles de ces lieux » (quatre signatures)
- 26 mars mairie d’Ancenis, une signature.
Tous les « signataires » sont cités nommément.
n° 3 - un certificat de résidence du 1 er au 26 mai 1792 à Lille
Etabli par la municipalité de Lille, sur l’attestation de 8 citoyens, avec leurs noms et adresses. Heny Nicolas Latoison demeure alors rue la piquerie, chez la veuve (Fissiet ?), avec son épouse Jeanne Louise Leblanc. Son signalement est un peu différent (40 ans, front dégagé, bouche moyenne).
Le certificat est enregistré le 4 février 1793 et remis le 1 er mars suivant en présence des intéressés. Tous signent excepté un témoin, qui marque d’une croix.
Le certificat d’affichage du 5 au 21 février est enregistré à Lille le 21 février, avec un reçu de 20 sols, visé, avec les noms des signataires, par le district puis par le département réuni à Douai en séance publique le 23 février.
N° 4 - un certificat de résidence du 1 er au 30 juin 1792 à Paris
valable trois mois, établi le 13 janvier 1793 à Paris, par la section des Thuileries, à la demande de Georges Augustin Douay, 236 rue Saint Thomas du Louvre, employé à la Convention nationale, (5) mandataire de Henry Nicolas Latoison.
Suit à nouveau un signalement physique de l’intéressé (taille, description etc.). Sept témoins, (un a probablement été oublié) avec noms et adresses, professions ( crémier, ferrailleur, marchand de vin en gros, marchand de chevaux, menuisier, maçon, layetier-coffretier soit un fabricant de coffres et malles). Tous, demeurant section des Tuileries, certifient que Latoison a résidé, sans interruption du 1er au 30 juin 1792, chez le citoyen Douay ci-dessus nommé, la maison appartenant au citoyen Bacary.
Un premier certificat avait été délivré le 13 janvier, mais faute d’un signalement précis, n’avait pu être validé.
Le nouveau certificat a été affiché le 13 janvier 1793, pendant 15 jours, puis donné par la section des Tuileries le 29 janvier, en présence du certifié et des huit témoins non parents, ni alliés, avec dix « signatures » et noms d’officiels ou de fonctionnaires.
Il est visé ensuite par le conseil général de la commune de Paris (deux signatures) le 13 février, avec un (nouveau ?) certificat d’affichage de 15 jours (trois signatures) ;
Le directoire du département de Paris le contrôle à son tour le 18 février (deux signatures) en présence de Latoison qui a signé avec les témoins le 22 février (13 signatures).
Son enregistrement à Paris le 22 février 1793 coûte 20 sols.
n° 5 - un certificat médical du 1 er décembre 1792 ( de la 1 ere année de la république)
Larue, (6) membre du collège de chirurgie de Nantes, (maître en chirurgie selon le certificat suivant) certifie « avoir été requis depuis de longues années pour traiter le citoyen Latoison d’une ischurie rénale, provenant de calculs dans les reins, maladie douloureuse et rebelle aux remèdes ordinaires ». Il lui a donc conseillé en février 1790 puis début 1791, les eaux minérales.
Une copie conforme a été déposée au bureau des émigrés de Loire Inférieure (une signature), enregistrée à Nantes le 3 mai 1794 (14 floréal an 2), avec un reçu de 20 sols (une signature).
Au dos du document se trouve le visa du département, certifié conforme le 15 mai (26 floréal) avec trois noms de signataires.
N ° 6 – un extrait d’un certificat d’un apothicaire de Nantes, du 20 novembre 1792.
Le citoyen Latffiton « certifie avoir donné tous les remèdes ordonnés par un membre de la faculté de médecine d’Aix la Chapelle et du citoyen Larue, maître en chirurgie de cette ville, pour traitement de maladie dont le citoyen Latoison est atteint ». En foi de quoi etc.
Il est signé J. J. Allegre (7) pour le citoyen Laffiton, avec, pour copie conforme le secrétaire général du département (Greslier), le visa du département de Loire Inférieure le 15 mai 1794 (3 signatures) et son enregistrement à Nantes le 3 mai 1794, contre 20 sols.
n° 7 - département de Loire Inférieure décision du 13 juillet 1793
« extrait des registres du directoire du département » en séance publique, présidée par Poton, avec six présents désignés nommément.
Le département examine la requête du 28 mars du « citoyen Latoison » tendant à obtenir une liberté définitive et la main levée du séquestre de ses biens, jointe à son offre du paiement de la triple contribution (8)
Considérant :
- le certificat de résidence du 15 janvier (1793), délivré le 1 er février par la mairie de Nantes, enregistré le 4, visé par le district et le département ce même jour, le certificat de résidence du 29 janvier délivré le 13 février par la marie de Paris, le certificat de résidence du 4 février délivré le 21 par la mairie de Lille, enregistré et visé par le district le même jour, visé par le département du Nord le 23,
- sa requête du 21 juin, exposant qu’il a été blessé dans l’affaire du 20 « contre les brigands de la Vendée », et que sa blessure l’oblige à garder le lit,
- ses demandes, que sur les 40 000 £ qui lui sont dues, lui soient accordées 10 à 12 000 livres pour l’aider à subsister pendant sa maladie et à couvrir les frais engendrés par les soins, ainsi que d’être dispensé d’aller à Paris et à Lille pour obtenir des certificats conformes à la loi du 28 mars,
- le certificat du représentant du peuple, des officiers et grenadiers de la première compagnie de la Légion nantaise, attestant qu’il a fait la campagne des 19 et 20 juin 1793 et qu’il y a été blessé,
le directoire du département, après avoir entendu le (substitut du) procureur général syndic, considérant la loi du 28 mars qui annule les certificats antérieurement délivrés et la blessure du citoyen Latoison, décide :
- qu’il ira à Paris et à Lille après guérison pour obtenir les certificats exigés,
- lui accorde 10 000 £ d’avance pour ses soins, sous réserve d’une caution reçue par le district de Nantes qui enverra l’acte au département.
Un délai de deux mois lui est accordé pour obtenir ces nouveaux certificats.
n° 8 – certificat de résidence à Nantes de 1785 à juin 1790
du 19 avril 1794, de Portail aîné, certifiant que « le citoyen Latoison » a été son locataire au 3eme étage de sa maison, 8 place de Buffon (Nantes) « l’espace de cinq années depuis 85 jusqu’à la St Jean 1790, vieux style »
n° 9 – certificat de « bonne conduite »
Le 22 avril 1794, le « sans culotte Bournouveau fils », certifie « que le citoyen Latoison n’a pas quitté Nantes depuis environ deux ans que je le connais et qu’il a fait exactement son service dans la garde nationale dont il peut en donner des preuves, que je ne l’ai jamais entendu tenir aucun propos aristocratiques bien au contraire ».
n° 10 – certificat de résidence à Nantes depuis juin 1790
le 23 avril 1794, Douillard, certifie « que le citoyen Latoison est venu habiter un appartement dans sa maison rue d’Argentré à l’époque de la St Jean 1790 a été constamment mon locataire malgré une absence […] dont je ne connais ni le temps ni la durée »
n° 11 – certificat de la garde nationale 5 (ou 7 ) mai 1794
les soussignés certifient que « le citoyen Latoison a habité un appartement près le département et que je l’ai vu depuis un an presque tous les jours comme étant l’adjudant du bataillon où alors il servait ». Suivent les noms des signataires, le commandant du bataillon (Picard), un lieutenant (Joubert) et de trois personnes (gardes?)
n° 12 certificat de « bonne conduite » d’un « sans culotte »
(sans date) le sans culotte Cheron certifie qu’il connaît « le citoyen Latoison depuis l’an 1788 et que je le connais extérieurement pour un galant homme et qu’en 1789 je fus le témoin d’une dispute très vigoureuse avec des nobles au sujet de la naissance de la nouvelle constitution où il les tança de la belle manière mouchant leur ingratitude envers la patrie et sur les plates et lugubres réjouissances à la rentrée des cours souveraines par le dernier de nos tyrans et sur leur crasse a récompenser les artistes qui travaillent pour eux... ».
n° 13 – reçu du paiement des impositions, 13 décembre 1793
Le receveur des impositions certifie que « le citoyen Latoison, rentier » a payé la somme de 127 £ 5 sous, pour la contribution mobilière de 1791, qu’il a payé également ses impositions de 1789 et 1790 en entier, étant « taxé au rôle vulgairement appelé le tiers état ». (Signé de Corabeuf fils pour Vallier)
Jean Louis Renard, maire de la commune, certifie l’authenticité de la signature du commis du receveur, le lendemain, 14 décembre.
Le 15 le district de Nantes, certifie également que la signature « est sincère et véritable et que foi doit y être ajoutée » (quatre noms avec leurs fonctions).
(Latoison, en marge, a recopié divers bordereaux et quittances de ses versements pour 126 £ 17 sous)
n° 14 – certificat de la société populaire du 17 janvier 1794
(copie, précise Latoison)
Les membres de la société populaire Vincent la Montagne soussignés, attestent qu’ils connaissent parfaitement le « citoyen Henry Nicolas Latoison pour être un franc, bon et loyal républicain […] un zélé patriote », pour son service dans la garde nationale et son civisme. Il n’a pas utilisé, leur a t-il dit, un passeport pour obtenir les certificats exigés par la loi du 28 mars, parce que la ville était en état de siège (9). Ils ont eu également connaissance qu’il s’est battu « comme un brave soldat contre les rebelles de la Vendée entre autres à l’affaire de l’allouée » (10) qu’il a été grièvement blessé au mois de juin dernier et enfin qu’il a toujours sacrifié ses intérêts personnels à la défense de son pays. (trois « signatures » et noms de « montagnards » dont Phelippes-Tronjolly)
Se rajoutent à suivre, deux certificats, celui du commandant du bataillon (de la garde nationale) pour son service « avec exactitude », et celui de Bournouveau fils (voir plus haut) pour l‘absence de marques de royalisme ou fédéralisme, avec enregistrement par deux notaires à Nantes (Sauvaget et Rolland) dont la validité de signature est attestée par un juge au tribunal du district (Gandon) (11)
En marge, Latoison indique que ce certificat a été obtenu alors que des affiches couvraient les murs de Nantes et avertissaient solennellement que les certificats de civisme engageaient la responsabilité des signataires. (illustration de l’opposition entre la société populaire et le comité révolutionnaire)
N° 15 – certificat de la garde nationale de Nantes du 17 janvier 1794
reprise presque mot pour mot du certificat précédent de la société populaire, par les habitants, gardes nationaux, avec en complément le souhait qu’il soit libéré.
Latoison précise : suivent les signatures etc.
n° 16 – certificat de bonne conduite du 21 janvier 1794
du capitaine (Peley aîné) et du lieutenant (Joubert) de la 2 eme compagnie du bataillon du département, pour un service fait « avec exactitude » (deux signatures)
n° 17 – certificat de bonne conduite du 21 janvier 1794
du sergent de la même compagnie (Pierre Pilier ?)
n° 18 – certificat de bonne conduite du 24 janvier 1794
du caporal (12) puis du commandant (Picard) déposé chez les notaires Sauvaget et Rolland dont Gandon juge au district de Nantes, valide la signature le 31 janvier 1794.
n° 19 – baptistaire
« extrait des baptêmes de la paroisse de Notre Dame du Rosaire, de la Croix des Bouquets quartier du cul de sac, isle et cote St Domingue en Amérique… Aujourd’hui le 9 e septembre 1747 j’ai baptisé Henry Nicolas né le 13 juillet dernier fils légitime de monsieur Nicolas Latoison de la boule, officier d’infanterie et de dame Ursule Lefebvre ses père et mère, parrain Henry Latoison (représente ?) Marie Rose la chicotte Lefebvre en foi de quoi... […] collationné à l’original à la Croix des Bouquets le 21 août 1767 »
n° 20 - certificat de la société populaire Vincent la Montagne du 15 décembre 1793
Les soussignés certifient que « Henry Latoison est un bon citoyen et vrai républicain, qu’il n’est point noble, n’a jamais fréquenté les nobles mais au contraire il a toujours vécu avec les bons sans culottes comme lui ayant sacrifié sa vie au préjudice de ses propres intérêts et versé son sang pour la patrie, certifions de plus qu’il a fait exactement son service de la garde nationale en conséquence nous demandons son élargissement et sa liberté, c’est justice ».
Suivent trois « signatures » dont celles de Cheron et de Bournouveau (certificats n° 9 et 12) et un bref certificat du commandant du bataillon « signé Picard » (de la garde nationale).
N° 21 – certificat de la garde nationale de Nantes 23 juin 1793
Les capitaines, officiers, sous officiers et fusiliers de la 2 e compagnie du bataillon du département attestent que « le citoyen Henry Nicolas Latoison » a servi avec zèle et courage, etc.
Suivent les « signatures » d’une quinzaine de noms dont plusieurs nantais incarcérés également : Dreux fils, Pavillon et Pussin.
n° 22 – certificat « département de la Loire Inférieure » du 2 décembre 1792 (de l’an 1)
Il s’agit d’un certificat de sept nantais désignés nommément et pour la plupart déjà cités dans des attestations précédentes, domiciliés comme Latoison section Saint Pierre, quartier de la cathédrale, qui attestent l’avoir vu dans cette ville dans les premiers mois de juillet de cette année et qu’il y est resté.
Sans être numérotés suivent :
- le certificat du commissaire « surveillant » (bienveillant) Lamy-Roulet de la section St Pierre qui s’est transporté, à la demande de Latoison, au bureau de la messagerie et qui, après avoir compulsé les registres a trouvé qu’il est « parti de Paris le 30 du mois de juin dernier » (1792) ce qui « répand le jour de la vérité » (atteste) du certificat précédent selon Latoison
- la copie certifiée conforme par le secrétaire général (du département ) du certificat de deux officiers municipaux attestant que Lamy-Roulet est bien commissaire bienveillant de la section St Pierre.
(1) ce sont sous réserve de la retranscription : Joseph Dulac, Denis Couroucé, Charles Louis Charriot, François Joseph L’amy-Roulet, Louis Aillery, François Timothée Narp, François Sottin et Julien Joly.
Il pourrait s’agir de :
- Dominique Joseph Dulac (1767 – 1848) aide de camp de la place de Nantes, rentier, propriétaire (Généanet – fbarillot2). Son épouse Marie Sophronie Arnoux est née au Petit Goave à Saint Domingue.
- Denis Couroucé (1756 – 1828) marchand de bois
- François Timothée de Narp (vers 1751 – 1828) originaire de Saint Domingue (Généanet - lepire)
Les autres restent inconnus.
(2) parmi les 10 officiers municipaux et notables cités, il pourrait s’agir de :
- Joseph Brière, né à Versailles commis de négociant à Nantes,
- Julien Mathurin Leroux (1733 – 1820) marchand maître tanneur,
qui seront tous deux parmi les « 132 nantais »
(3) on reconnaît également les noms de deux nantais emprisonnés : Peccot, Poton
(4) noté au registre des passeports avec la signature de B. Sue, autre nantais emprisonné (Archiv . Males Nantes – passeport pour l’interieur 1792-1793 p.93/196)
(5) Georges Augustin Guillaume Douay (1759-1832) prêtre à son décès.
(6) prob. Pierre Larue, chirurgien (1756-1811) décédé à Indret (Généanet - J.L. Thomas)
(7) prob. Jean Joseph Allaigre (1763 – 1818) pharmacien apothicaire (Généanet - zenobietrigory)
(8) la Convention nationale, le 9 février 1792, avait instauré, pour tout émigré non rentré à la date du 1 er janvier 1792, une amende du triple de ses contributions ordinaires, amende étendue ensuite aux « complices ». La loi du 28 mars a remplacé l’amende par la confiscation.
(9) ce qui semble exagéré, la ville de Nantes n’a été en état de siège militaire que les 29 et 30 juin 1793 lors de l’assaut des rebelles vendéens.
(10) la bataille de la Louée a eu lieu le 20 juin 1793 en préparation de l’assaut sur Nantes, Lyrot de La Patouillière ayant tendu une embuscade à Beysser à Haute Goulaine.
(11) prob. Jean Baptiste Charles Gandon (1749-1837)
(12) prob. Alexandre Boutruche, (1763 – 1819 ) coutelier (Généanet - eblehaut)